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Togo : Faure Gnassingbé, champion d'Afrique de la cybersécurité

Togo : Faure Gnassingbé, champion d'Afrique de la cybersécurité

il y a 5 mois | by: David Kodjani

Le président togolais, Faure Gnassingbé, s’est vu décerné le Prix du champion d’Afrique de la cybersécurité par le CEA.

C’était lors de la cérémonie d’ouverture du premier sommet de la cybersécurité qui s’est tenu les 23 et 24 mars à Lomé.


Selon le responsable de la zone Afrique et Moyen-Orient chez Microsoft, Pratik Roy, le secteur financier africain est devenu l’un des terrains de jeu privilégiés des hackers. Il l’a affirmé lors du Cyber Africa Summit organisé à Lagos, au Nigeria, les 25 et 26 février 2020. 


La preuve, les guichets automatiques de la Banque de l’habitat du Sénégal font l’objet, depuis novembre 2019, de piratages à la carte bancaire qui pourraient lui coûter des centaines de millions de francs CFA. 

 

Ce constat alarmant a poussé le Togo à faire appel au groupe polonais Asseco Data Systems, très présent sur le continent, pour l’aider à créer son propre centre de cybersécurité. Annoncé à Kigali en mars 2019, lors du dernier Africa CEO Forum, Cyber Defense Africa est le “bras armée de l’Agence togolaise de cybersécurité (Ancy)”, selon les mots de Simon Melchior, son directeur général.


C’est également au cours de ce sommet continental sur la cybercriminalité que le chef de l’État togolais a appelé à harmoniser les politiques de lutte contre un fléau qui coûte à l’Afrique plusieurs milliards de dollars par an, et ralentit sa croissance.


Pour Faure Gnassingbé, la révolution industrielle portée par la transition numérique métamorphose complètement les modes de vie et  plonge l’humanité dans la complexité.


À ce titre,  la cybersécurité doit rester “une préoccupation majeure pour les États africains tant en matière de souveraineté nationale que de prospérité économique”, affirme-t-il avant de recommander aux  gouvernements une réponse “unifiée” et la mise en place “de cadres juridiques essentiels pour réglementer l’utilisation du cyberespace et sanctionner les cybercrimes”. 


Le Togo qui ambitionne de devenir un hub digital attractif pour les investisseurs a multiplié les initiatives pour renforcer sa souveraineté numérique et assurer la sécurité et la protection des données. En 2021, il s’est doté du premier centre de données de Tier 3, a renforcé son cadre juridique et procédé à l’opérationnalisation de l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCY).


Le 18 mars dernier, le Togo a été le premier pays africain à accueillir le câble sous-marin de Google : “Equiano constitue un instrument essentiel et stratégique dans la réalisation des projets ambitieux de digitalisation au Togo. Ce câble aura un impact direct sur la connectivité au Togo, et permettra d’offrir un accès Internet à haut débit amélioré et abordable à des millions de Togolais et aux populations de la région d’Afrique de l’Ouest”, a indiqué le chef de l’État togolais Faure Gnassingbé.


Ce sont donc toutes ces initiatives et interventions qui ont valu au chef du gouvernement togolais ce prix honorifique.


Notons que pour l’Afrique, la cybercriminalité a un coût estimé à 4,12 milliards USD en 2021, selon les chiffres du cabinet de conseil kényan Serianu. Au premier semestre de la même année, les données indiquent que le Kenya a été la cible de 32,8 millions d’attaques, l’Afrique du Sud de 31,5 millions et le Nigeria 16,7 millions.


Source : Jeune Afrique