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Le Web 3.0 et l'Afrique

Le Web 3.0 et l'Afrique

il y a 7 mois | by: David Kodjani

Le nombre d’utilisateurs d’Internet n’a cessé d’augmenter sur l’ensemble du continent africain dans les dernières années. Entre 2019 et 2021, son taux d’utilisation a augmenté de 23%.

Malgré ces avancées majeures, le continent démontre des lacunes significatives en matière d’infrastructures permettant de fournir un service Internet rapide et stable. Des grandes firmes américaines telles que Google et Facebook se penchent de plus en plus vers le continent pour développer de nouveaux projets comme Loon.


L’utilisation d’Internet en Afrique est en hausse fulgurante depuis une décennie. Le Maroc est le pays du continent où le pourcentage de la population utilisant Internet est le plus élevé, avec 62 %. Dernière le Maroc, il y a les îles Seychelles avec 59 % et le Cap-Vert avec 57 %.


Malgré le nombre élevé d’internautes, la connectivité demeure très lente et peu stable. Les connexions 3G sont encore très courantes sur le continent, ce qui limite la vitesse de connexion à moins de 5 Mb/s pour les régions qui utilisent ce type de connexion. 


La connectivité en Afrique est certes présente, mais demeure à des vitesses assez limitées.


Le fossé numérique entre l'Afrique et le reste du monde est grand. Un tiers (33%) de la population dans la région Afrique (hors Etats arabes du continent) utilise Internet, selon le rapport 2021 de l'Union internationale des télécommunications (UIT) sur la connectivité numérique dans le monde.


Lire aussi : Les Chiffres Sur L'usage D'internet En Afrique De L'ouest (2021)


Avec ce retard, l’Afrique reste encore très loin dans l’avancée vers le web 3.0 qui se profile théoriquement à l’horizon. 


Avec cet internet dit de "deuxième génération", l’utilisateur devrait avoir plus de contrôle sur ses données grâce à la particularité “sémantique” de ce web.


Lire aussi : Tout sur le web 3.0


Cette "grande révolution de l'internet" permettra aux machines d'interpréter un volume de données beaucoup plus important et aux humains d'interagir beaucoup plus profondément avec d'autres utilisateurs depuis n'importe quelle plateforme.


Ce "nouveau chapitre" de l'internet n’est pas encore à l’état embryonnaire en Afrique en raison de ces nombreux défis qu’il doit d’abord relever avec le web 2.0.


"La transition du Web1 au Web2 a été une énorme transition qui a pris de nombreuses années. La transition du Web2 au Web3 est inévitable, mais elle ne se fera pas du jour au lendemain, mais en plusieurs années.” a laissé entendre Colin Evran, l’un des acteurs phares impliqués dans le développement et la mise à jour du web3.


Ceci signifie que le web 3.0 est encore dans une phase très précoce et de construction. Il faut donc du temps pour que le web 3.0 soit opérationnel en occident. Il nécessitera des infrastructures adaptées que l’Afrique n’a pas encore.


Source : BBC, Perspective Monde